Photo 2. Land Cruiser dans la mine de potasse K1\K2 de la société Mosaic

Ajout d’un Land Cruiser à notre collection

Le Land Cruiser de Toyota est un véhicule fort prisé par le secteur minier. De fait, l’industrie minière est l’un des plus importants clients de Toyota au Canada. Les véhicules sont fabriqués sur commande au Japon. Ils sont munis d’un moteur et d’un système d’échappement adaptés en fonction des normes de qualité de l’air et des exigences du système de ventilation des mines. Ils sont durables et ne requièrent que peu d’entretien. Étant donné les conditions particulières de conduite dans une mine souterraine, les véhicules doivent répondre avec agilité aux changements de vitesse, et permettre au conducteur de garder une vitesse précise quelle que soit la charge qu’il transporte et de faire demi-tour aisément. Le Land Cruiser est le modèle qui bat tous les records de longévité chez Toyota. Ce véhicule est une véritable légende!

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Photo 1. Land Cruiser de Toyota au salon minier de Toronto, 2013

 J’essayais d’acquérir un Land Cruiser pour notre collection depuis 2009. Ce ne fut pas tâche facile. Les camions sont si gros qu’ils entrent à peine sur un monte-charge. On les descend en pièces détachées dans le puits, où on les assemble et en assure l’entretien. Ils y sont utilisés durant des décennies. À la fin de leur vie utile, les mineurs en récupèrent toutes les pièces en bon état et remontent les parties restantes à la surface.

Photo 2. Land Cruiser dans la mine de potasse K1\K2 de la société Mosaic

Photo 2. Land Cruiser dans la mine de potasse K1\K2 de la société Mosaic

Un Land Cruiser utilisé dans une mine souterraine n’aboutira pratiquement jamais chez un marchand de véhicules usagés ou sur Kijiji. Pour en acquérir un en état de fonctionnement et en bonne condition, je devais dès lors me tourner vers un distributeur canadien. Depuis 1975, c’est ENS Industrial, à Saskatoon, qui vend les Land Cruisers à l’industrie minière canadienne. J’ai pris contact avec ENS au moment où le Musée préparait une exposition sur la potasse, ce qui me donnait un certain pouvoir de négociation. J’ai invité ENS à faire don d’un Land Cruiser à la collection nationale en échange d’une mention de commandite dans l’exposition. Ces véhicules étant fort coûteux, un don, voire un prix réduit, aurait constitué un apport appréciable pour le Musée. ENS s’est montré intéressé, mais les véhicules étant fabriqués sur commande, il aurait fallu plus de deux ans avant que Musée puisse en obtenir un.

Photo 3. Reproduction d’un Land Cruiser dans l’exposition sur la potasse

Photo 3. Reproduction d’un Land Cruiser dans l’exposition sur la potasse

Ne me restait que la possibilité de faire appel à l’industrie minière. Comme je l’ai mentionné, il est très difficile de remonter à la surface un Land Cruiser utilisé dans une mine sans en compromettre l’intégrité. Ma demande représentait des frais et des aléas considérables pour l’industrie. Heureusement, le service des relations publiques de la société Mosaic l’a favorablement accueillie. Le personnel du service a prêté une oreille attentive à mes arguments visant la récupération dans la mine d’un Cruiser intact, et sa préservation en tant qu’élément de notre culture matérielle.

Photo 4. Land Cruiser, 1 km sous terre, dans la mine K1\K2 de la société Mosaic

Photo 4. Land Cruiser, 1 km sous terre, dans la mine K1\K2 de la société Mosaic

La société a mis deux mois pour trouver un véhicule hors service, mais intact, dans le complexe minier K1\K2 à Esterhazy – la plus grande mine de potasse au monde. Le personnel des relations publiques s’est entendu avec les mineurs afin qu’ils préservent l’intégrité du véhicule jusqu’à ce qu’il puisse être ramené à la surface. Le Land Cruiser de Toyota est finalement arrivé à Ottawa en octobre 2013, intact, en état de fonctionnement et encore couvert de poussière de potasse.

Photo 5. Land Cruiser de Toyota dans l’entrepôt de la collection

Photo 5. Land Cruiser de Toyota dans l’entrepôt de la collection